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L'isolation thermique

L'isolation thermique

Description

GENERALITES

L’isolation thermique du bâtiment est destinée à lutter contre les déperditions thermiques de l’habitation pendant la période froide. L’été, elle permet aussi de ralentir la transmission de la chaleur extérieure par les parois.

L’isolation concerne :

  • la couverture,
  • le plancher bas,
  • les murs (extérieurs ou donnant sur des locaux non chauffés),
  • les fenêtres (celles-ci sont abordées dans la rubrique qui leur est consacrée).


Outre les comportements respectifs des 4 éléments ci-dessus, une cause supplémentaire de déperdition peut provenir des ponts thermiques susceptibles d’exister dans certaines zones du bâtiment.

Une attention très grande apportée aux performances de ces différents facteurs constitue la priorité d’une démarche visant à associer le confort et les économies d’énergie.

L’ISOLATION DE LA COUVERTURE

Pour une couverture inclinée, elle est assurée en général par une forte épaisseur de laine minérale disposée sous la toiture ou sur un plancher non accessible dans les combles. Dans le cas d’une toiture-terrasse, l’isolant de type polystyrène ou polyuréthane, est disposé sur la terrasse, avec une protection adéquate.

PLANCHER BAS

La mise en place d’un isolant rigide (de type polystyrène) se fait sur l’ensemble de la surface en contact avec le sol, ou sur la périphérie, car la zone centrale du terrain naturel est protégée des fortes variations de température.
S’il y a un sous-sol non chauffé, l’isolation peut être appliquée en face inférieure du plancher du rez-de-chaussée.

 

MURS

Mur en brique isolation répartie en cours de mise en œuvre
Mur en brique isolation répartie en cours de mise en œuvre
Mur de blocs de béton cellulaire en cours de mise en œuvre
Mur de blocs de béton cellulaire en cours de mise en œuvre

Les matériaux usuels assurant la fonction porteuse, comme le béton, la maçonnerie de parpaings ou même la pierre de taille présentent en général un faible pouvoir isolant. Il faut leur adjoindre un isolant. Celui-ci peut être mis à l’intérieur du bâtiment. Il est alors en général protégé par une plaque de plâtre.

L’isolation peut aussi être mise à l’extérieur. Elle est alors en général protégée par un treillis de fibres de verre et par un enduit (ou par des éléments préfabriqués tels que des bardages).

Matériaux à isolation répartie

Une autre solution est de recourir, pour la construction des murs, à des matériaux à isolation répartie.

Il y a 2 grandes familles de matériaux de ce type, qui se présentent sous forme de blocs dits monomurs : le monomur de terre cuite et le monomur de béton cellulaire. Ces blocs de maçonnerie assurent à la fois la fonction porteuse et la fonction d’isolation thermique. Celle-ci peut être complétée par le recours à un isolant intérieur ou extérieur, comme dans le cas précédent, ou bien par un isolant mis en œuvre en usine dans les alvéoles. Ce type de solution est utilisé dans la maison individuelle et dans des immeubles collectifs atteignant 3 à 4 étages.

Dans le cas de structures dites « poteaux-poutres », les murs n’assurent pas de fonction porteuse. Ils peuvent être constitués de blocs de maçonnerie à isolation répartie. Dans le cas de constructions bois, ces murs comportent en pleine épaisseur un matériau isolant (souvent d’origine végétale), protégée à l’extérieur par un bardage.

PONTS THERMIQUES

Pont thermique

Lorsque des éléments chauffés, comme les planchers, sont en contact avec l’air extérieur, il se crée un pont thermique. Pour éviter ce phénomène, il faut interrompre ce contact par un isolant placé vers l’extérieur (isolation extérieure, isolation répartie, etc.).

Performances

L’efficacité de l’isolation thermique dépend de l’épaisseur de l’isolant et de sa performance intrinsèque. Celle-ci est caractérisée par le coefficient λ (lambda) qui désigne la conductivité thermique de l’isolant, exprimée en watt par mètre d’épaisseur et par degré Kelvin de différence de température. Plus cette conductivité sera faible, meilleure sera la résistance thermique de l’isolant.

Valeurs de la conductivité thermique pour les principaux isolants
Valeurs de la conductivité thermique pour les principaux isolants

L’isolant ne doit pas contribuer à la propagation de l’incendie. Lorsqu’il est mis en intérieur, il est en général protégé par une plaque de plâtre. En isolation par l’extérieur, pour éviter la propagation du feu par les façades des immeubles collectifs, l’isolant organique employé en forte épaisseur doit être périodiquement interrompu par des bandes horizontales et isolantes non combustibles.

Lorsqu’il est utilisé à l’intérieur de l’habitation, l’isolant ne doit pas contribuer à détériorer la qualité de l’air intérieur. Il faut se renseigner sur ses émissions en COV (Composés Organiques Volatils) par rapport aux valeurs admises.

Marques de qualité

La certification ACERMI permet de garantir les performances des produits d'isolation thermique.

Mise en oeuvre

L’isolant doit être mis en œuvre de façon continue sur toute la surface à protéger, toute discontinuité se traduisant par une « fuite » thermique. Pour les parties verticales, il ne doit pas s’affaisser sous son poids.

L’isolation par l’extérieur est plus complexe à mettre en œuvre sur une façade avec beaucoup d’éléments en relief (parois vitrées, balcons…) qui sont autant de points singuliers délicats à traiter.

Etanchéité à l’air : l’existence d’entrées d’air parasites à travers l’enveloppe du bâtiment (par exemple par suite d’un défaut d’étanchéité entre la fenêtre et le bâti) constitue une cause importante de déperdition d’énergie et d’inconfort. La réalisation de logements basse consommation suppose une très bonne étanchéité à l’air du bâtiment, mesurée à la porte soufflante (blower door).

Mise en garde

Une isolation thermique intérieure peut dégrader l’isolation acoustique d’un logement.

Dans l’habitat collectif, on utilise des doublages thermo-acoustiques qui permettent d’assurer l’isolation thermique et l’isolation acoustique.

Notre conseil

Avant de réaliser un ravalement de façade ou de refaire l’enduit de celle-ci, pensez à examiner si une isolation thermique par l’extérieur n’est pas réalisable simultanément. Le coût total des travaux sera réduit.

Quelques termes techniques de l’isolation

Bardage : Plus largement, le terme de bardage s'applique à tout revêtement de façade mis en place par fixation mécanique dans un plan distinct de celui du nu de la maçonnerie, avec une lame d'air et/ou un isolant thermique intermédiaire (c'est alors un bardage isolant).

Pont thermique : Se dit d'une zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une moindre résistance thermique, du fait du phénomène de convergence-divergence des flux (la concentration vers les points de faible résistance thermique). Les ponts thermiques peuvent réduire énormément l’efficacité d’une isolation. Les ponts thermiques les plus fréquents sont les abouts de planchers et de murs et les jonctions de parois en général, les ossatures et chaînages de béton, les coffres de volets roulants, les huisseries de baies (surtout huisseries métalliques).

Source : © Dicobat

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