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Les enduits extérieurs

Description

Les enduits servent à protéger les murs en maçonnerie des intempéries et participent à l’esthétique du bâtiment en permettant de réaliser des surfaces planes et décoratives.

Il existe deux types de produits :

  • les enduits industriels ou prêts à l’emploi dont les constituants sont dosés en usine ; seul leur gâchage (mélange avec l’eau) étant fait sur le chantier
  • les enduits traditionnels dont les composants (liants, charges, additifs et eau) sont dosés et mélangés sur le chantier.

En fonction de sa nature, un enduit se pose en une couche (monocouche) ou trois couches (multicouche), de manière manuelle (à l’aide d’une truelle) ou mécanique (à l’aide d’une machine à projeter).

Selon le traitement de la surface et les outils utilisés, il est possible d’obtenir une large gamme de finition de la surface enduite.

Usage

Le choix du mode d’application de l’enduit dépend de la finition souhaitée.

Un enduit posé manuellement est dressé (l’enduit est réparti uniformément sur le mur à l’aide d’une règle) et serré (il est pressé contre le mur à l’aide d’une taloche, ce qui améliore sa compacité donc sa fonction d’imperméabilisation).

Un enduit minéral ou plastique peut également être appliqué sur un complexe d’isolation par l’extérieur. Dans ce cas, des dispositions particulières de mise en œuvre relèvent de l’Avis technique.

Dans tous les cas, le type d’enduit doit être adapté au mur (briques, béton cellulaire, etc.) sur lequel il est appliqué. Ces règles, fixées par les DTU, sont connues des professionnels.

Performances

Les performances d’un enduit dépendent de :

  • sa résistance mécanique caractérisée par sa classe CS qui va de I (le moins résistant) à IV (le plus résistant)
  • sa capillarité, qui correspond à la faculté de l’enduit à absorber les eaux de pluie et à l’évaporer après la pluie
  • sa perméabilité, qui correspond à la faculté de l’enduit à laisser passer la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur du bâtiment.

Les prescriptions de mise en œuvre des enduits monocouche et multicouche sont rassemblées dans le DTU 26.1.

Les enduits monocouche font l’objet d’une certification CSTB.

Environnement

Les caractéristiques environnementales et sanitaires des enduits sont consignées dans les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) consultables sur le site www.inies.fr.

Mise en oeuvre

La maçonnerie sur laquelle est mis en œuvre un enduit doit être propre (sans salissure), saine (pas de fissure structurelle, pas d’infiltration d’humidité). Un enduit ne doit pas servir à cacher un mauvais état de la maçonnerie.

Dans le cadre de la construction d’une maison neuve, la pose de l’enduit doit se faire au moins trente jours après achèvement d’un mur en maçonnerie (blocs de béton, bloc de béton cellulaire, briques, blocs en terre cuite) ou quarante cinq jours s’il est en béton banché.

Notre conseil

Les propriétés mécaniques de l’enduit peuvent être renforcées en mettant en œuvre, dans sa première passe, une armature métallique type treillis soudé ou métal déployé, un treillis en fibres de verre ou un système de cornières et profilés métalliques.

Ce renforcement est en particulier nécessaire dans le cas d’une isolation par l’extérieur.

Mise en garde

Dans tous les cas, la mise en œuvre d’un enduit nécessite une préparation de la surface du mur.

Cette préparation est particulièrement importante en cas de murs anciens, qui peuvent présenter des défauts importants (fissures, aspérités) et des traces d’anciens enduits.

Les travaux préparatoires sont fonction de l’état initial du mur. Il peut s’agir d’un simple nettoyage ou de travaux plus conséquents de reprise de joints de maçonnerie, de redressage des surfaces.

Cette préparation de la maçonnerie est importante pour garantir la bonne tenue dans le temps de l’enduit.

Quelques termes techniques des enduits

Barbotine : Mélange fluide de 50 % de ciment et 50 % d’eau, applicable à la brosse, utilisé en particulier pour améliorer l’adhérence d’une reprise de maçonnerie nouvelle sur une ancienne ; se dit aussi d’un mortier fin de ciment utilisé en coulis fluide, à la raclette, pour le jointoiement des carrelages.

Enduits : mélange pâteux ou mortier avec lequel on recouvre une paroi de maçonnerie brute, appelée support, en général pour lui donner une surface uniforme et plane, et éventuellement d'autres caractéristiques ; à l’extérieur, pour la protéger des intempéries et souvent constituer un parement uniforme à caractère décoratif.

Gobeter : Jeter à la truelle un matériau gâché clair. Faire un gobetis.

Ragréage : Enduction partielle ou discontinue sur une maçonnerie (surtout sur le béton banché) d’un mortier fin spécial, pour obturer les cavités (bullage, nids de gravillons, épaufrures) et niveler les défauts de surface (flaches, ressauts, désaffleurements de raccords de banches, balèvres...), afin d’obtenir une surface plane et unie et de pouvoir y appliquer une peinture ou un enduit plastique.

Talochage : Opération de répartition, de dressage ou de surfaçage d’un enduitou d’une chape, à l’aide d’une taloche.

Source : © Dicobat

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